Relevé de son commandement.

Le jeune Alphonse Vernier continue d’observer les événements depuis son grenier. Cette fois, il est debout dès 7 heures du matin lorsque deux Fokker allemands, rapides et volant à haute altitude, viennent survoler les lignes du côté de Ploegsteert.

Il note avec une certaine ironie l’efficacité des artilleurs alliés :

« Les Anglais ont malheureusement tiré comme des pieds, le plus mal qu’on puisse tirer ; toujours trop court. Je crois que les artilleurs avaient trop bu de champagne, à l’occasion de la déclaration de guerre de l’Italie à l’Allemagne. »

À Poperinghe, les Australiens arrivent en nombre. La population les observe avec curiosité et commence déjà à les comparer aux soldats britanniques. Premier constat, selon les témoignages : ils sont jugés plus polis et moins prétentieux que les Anglais. Ils paraissent également propres, bien qu’ils ne se lavent qu’une fois par jour, contrairement aux soldats anglais qui, eux, auraient tendance à renouveler l’opération trois ou quatre fois !

Sur le plan militaire, un changement majeur intervient à la tête de l’armée allemande : Erich von Falkenhayn est relevé de son commandement. Il est remplacé par le tandem formé par Paul von Hindenburg, nommé chef suprême des armées allemandes, et Erich Ludendorff, qui devient son principal adjoint. Cette nouvelle direction entend notamment donner une nouvelle impulsion à la stratégie allemande.

Erich von Falkenhayn – Public domain Wikimedia Commons
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