Fièvre des tranchées.

Du côté de Saint-Éloi, on observe un phénomène pour le moins étrange. Soudainement, certains soldats britanniques sont pris de fortes fièvres et présentent des pieds comme gelés. En réalité, le froid intense combiné à la station debout prolongée serait à l’origine de ce mal. Les Canadiens, plus habitués aux rigueurs du climat, y semblent moins sensibles.
Par mesure de précaution, il est recommandé aux soldats de se mouvoir autant que possible et d’enduire leurs pieds d’huile de foie de morue. Il est également jugé indispensable de changer régulièrement de chaussettes. Les hommes atteints doivent être mis au repos pour une durée pouvant aller jusqu’à trois semaines. Dans certains cas extrêmes, des amputations ont même été nécessaires.
Dans la zone non occupée, on donne lecture en chaire de vérité de la lettre des évêques belges adressée aux évêques allemands.
À Dickebusch, les artilleurs belges, en poste dans le village depuis près de huit mois, quittent enfin la ligne pour un repos bien mérité du côté de Calais. Leur courage et leur savoir-faire ont été unanimement reconnus et appréciés.
Sources :
Référence :
- Ieper 1916 – 1917
- Journal de Guerre
Auteur :
- Vanherpe Ivan
- AchielVan Walleghem
Lieu :
- St Eloi
- Dickebusch
