éphéméride

Lundi 7 février 1916

Fête de saint Chrysole Fête de saint Chrysole. Grande affluence aux offices dans la chapelle, où l’on est serré comme des harengs en boîte. Les paroissiens de Comines font le « pirentche » — coutume purement cominoise qui consiste à tourner autour de la châsse de saint Chrysole en priant, durant la neuvaine de février. […]

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Dimanche 6 février 1916

Plus y faire attention. Le canon gronde assez fort ; il est vrai que nous y sommes désormais si habitués que, bien souvent, nous n’y prêtons presque plus attention. Pour le moment, aucun obus ne tombe, et de ce fait nous nous sentons un peu plus à l’aise. Mais comment tout cela va-t-il finir ?

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Samedi 5 février 1916

Combat en l’air. Le temps est clair mais venteux. De nombreux aéros sillonnent le ciel ; plusieurs escadrilles apparaissent matin et soir, entre six et sept heures. On tire moins sur eux, mais les combats aériens sont fréquents. De violents coups de canon se font entendre et des obus éclatent dans les tranchées. Les Cominois

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Jeudi 3 février 1916

Pas d’obus sur Comines. Le temps est clair. Le ciel est très animé : de nombreux avions sillonnent l’espace, jusqu’à sept appareils évoluant simultanément autour d’un aéro allemand. Parmi les avions alliés, on remarque trois magnifiques Voisin français. L’un d’eux lance une sorte de grenade près de la route de Sainte-Marguerite, sans provoquer de dégâts.

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Mercredi 2 février 1916

Il fait très froid. Il fait très froid. Le canon recommence à gronder, faiblement mais dans presque toutes les directions.Henry Dumortier est convoqué au bureau pour le paiement de l’emploi du mulet : vingt jours à 2 francs, soit 40 francs, auxquels s’ajoutent 55 francs pour l’avoine et la rémunération du domestique chargé des soins.

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Mardi 1 février 1916

Des magasins bien remplis. Le temps est clair, mais le froid est vif et la gelée blanche recouvre les sols ; malgré cela, on observe peu d’aéros.Dans l’après-midi, vers 16 h 30, on entend le départ de deux obus qui passent en sifflant pour aller frapper plus loin ; on n’en perçoit cependant pas l’éclatement.

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Lundi 31 janvier 1916

Attaque anglaise à Wulverghem. A Comines France, une arrivée impressionnante d’officiers est signalée. Que préparent-ils ? Les rosiers portent déjà des boutons, et ce malgré le froid intense. Un calme absolu règne sur le terrain des hostilités. Dans la nuit, un poste avancé allemand a été anéanti par les Anglais à Wulverghem. La section a

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Dimanche 30 janvier 1916

Fièvre des tranchées. Du côté de Saint-Éloi, on observe un phénomène pour le moins étrange. Soudainement, certains soldats britanniques sont pris de fortes fièvres et présentent des pieds comme gelés. En réalité, le froid intense combiné à la station debout prolongée serait à l’origine de ce mal. Les Canadiens, plus habitués aux rigueurs du climat,

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Samedi 29 janvier 1916

Paris attaqué. D’importants mouvements de troupes se succèdent, arrivées et départs se relayant jour et nuit. Aucun coup de canon ne se fait entendre ; on se croirait presque en temps de paix, sauf l’agitation constante de la rue. Le bourgmestre n’a pas pu se rendre à Courtrai : aucun passeport n’est délivré, pas même

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