La situation en Flandre Occidentale

À Comines France, une séance improvisée de la commission extra-municipale se tient chez M. V. Cousin, en l’absence du maire, D. Ducarin, malade. La police allemande fait irruption. Elle réclame les cartes d’identité de toutes les personnes présentes et saisit les papiers qu’elle examine. Östreicher dirige l’opération.
Certains citoyens français viennent s’approvisionner en Belgique en viande de très bonne qualité, au prix de 9 francs le kilo.
Les réfugiés originaires de Flandre-Occidentale et résidant en zone non occupée sont naturellement curieux de savoir ce qui se passe dans leur région. La revue Ons Vlaanderen en dresse un état des lieux.

Derrière la ligne Roulers-Torhout-Ostende, la population est peu informée de la situation au front. Seul le grondement lointain des canons témoigne des hostilités. Torhout et Roulers sont devenues de véritables campements militaires.
Plus près du front, toute circulation entre les villages est interdite. Les habitants y sont peu nombreux et de nombreuses habitations ont été bombardées.
Dadizele et Ledegem sont encore habitées. En revanche, Beselare, Langemark, Passendale et Bikschote ne sont plus que des ruines.
Dixmude et ses environs sont le théâtre de violents combats entre Belges et Allemands. Plus près de la côte, les Français maintiennent leurs positions.
